Chronologie
1985 :
naissance à Bobigny
1999 : premier
court-métrage La Zonzonnière
2002 : deux
courts-métrages RTT et Rumeurs et un documentaire Mémoires
du 17 octobre 61
2004 : premier
roman Kiffe Kiffe demain, Hachette Littératures et
troisième court-métrage Rien que des mots
2004 à maintenant : Chronique
mensuelle dans l'émission le Monde selon Wam, France Inter,
samedi de 18h à 19h
2005 à maintenant : colonne
dans Respect Magazine
2006 : second
roman Du rêve pour les oufs, Hachette Littératures
Les origines
Française d'origine algérienne, née à
Bobigny, Faïza Guène vit avec ses parents à Pantin,
en Seine-Saint-Denis. Elle vit dans la cité des Courtillières
depuis l'âge de huit ans.
"Mes parents sont d'Oran. Je dis tout le temps que je suis
algérienne même si je suis née ici."
" Moi je suis née en 1985 et ma sur Mounia est
de 1983 "
L'école
Dès l'école primaire, elle se plaît à
raconter des histoires. Ses copines deviennent les héroïnes
de ses récits en échange de bonbons.
Au collège
Jean Jaurès à Pantin, elle participe aux ateliers
de lecture et doit réaliser pour le journal de l'établissement
un reportage sur l'association " Les engraineurs " qui
propose aux jeunes du quartier un atelier d'écriture cinématographique.
Faïza Guène n'a jamais quitté l'association
Au lycée
Marcelin Berthelot à Pantin, elle a 14 ans (1999) lorsqu'elle
réalise un court-métrage, La zonzonnière,
aidée des conseils de Julien, un intervenant rompu aux
techniques cinématographiques. Elle avait écrit
le scénario tout au long de l'année scolaire
Les études
Diplômée de l'IUT de Bobigny, à l'Université
Paris XIII, section Carrières sociales et socio-culturelles.
Etudiante
en sociologie à l'Université Paris VIII, à
St-Denis, puis abandonne pour se consacrer à l'écriture
et à la réalisation de films.
En 2004, elle
réalise un moyen-métrage 'Rien que des mots', dont
elle a signé le scénario. Elle sort ensuite son
premier roman 'Kiffe kiffe demain', et change de voix pour
suivre des études de Lettres.
L'écriture
L'écriture est sa passion depuis très jeune : "
Je ne peux passer un jour sans gribouiller, ne serait-ce qu'une
phrase. " Dans le métro, chez elle mais surtout à
l'association de quartier 'Les Engraineurs', où elle s'est
engagée depuis 1998. Le président de l'association,
enseignant en lettres, remarque son texte et le confie à
une éditrice de Hachette Littératures qui décide
de le publier ce qui s'intitulera Kiffe Kiffe demain.
Faïza
Guène est surnommée "la Sagan des banlieues"
ou " la Sagan des cités " analysée dans
l'International Herald Tribune et Newsweek.
Les
créations
Outre l'écriture, Faïza participe aux activités
de vidéo et de cinéma de l'association 'Les Engraineurs'
qui travaille avec le collège et les jeunes du quartier
des Courtillères.
[Les Engraineurs - association . Créée en 1997 par
Boris Seguin, professeur de français et Julien Sicard,
producteur, l'association les Engraineurs basée à
Pantin sur le quartier des Courtillières, organise des
ateliers d'écriture et de réalisation audiovisuelle
auxquels participent des jeunes de 12 à 25 ans.]
Romans
:
Kiffe
kiffe demain, premier roman de Faïza Guène,
raconte les chroniques d'une beurette sur deux années scolaires.
L'auteur livre en effet une vision sans concession et différente
de la cité.
Tout juste vingt ans et déjà un roman, vendu à
200 000 exemplaires, traduit en vingt-deux langues.
Du rêve pour les oufs, son deuxième
livre, dont la parution est programmée pour la prochaine
rentrée littéraire, comportera " une dimension
sociale, qui n'existait pas dans Kiffe kiffe demain. Je
ne peux raconter seulement des histoires. Elles doivent permettre
une prise de conscience, aussi petite soit-elle. "
À l'image du premier, le nouveau roman met en scène
une femme. "C'est un choix. J'ai la conviction que le changement
passera par les femmes." Femmes de sa cité, qu'elle
dépeint avec tendresse dans toute leur souffrance et leur
insoumission à l'ordre moral, au machisme. "Elles
ont les épaules solides et en même temps elles sont
fragiles comme une brindille qui tombe sur un simple coup de vent."
Court-métrages
:
RTT,
Rumeurs (2002), Rien que des mots (2004) ainsi que dans le documentaire
Mémoires du 17 octobre 61 (2002).
Divers
:
Elle tient une chronique mensuelle dans l'émission le Monde
selon Wam sur France Inter, le samedi de 18h à 19h.
Une colonne dans Respect Magazine.
extraits
d'interviews :
"Il n'y a pas que le rap et le foot. L'amour, c'est aussi
une façon de s'en sortir." (L'Express Livre)
http://livres.lexpress.fr/portrait.asp/idC=9309/idR=5/idTC=5/idG=0
propos recueilli par Gilles Médioni
" Les
gens sont derrière moi, comme si je les représentais.
Je n'ai pas le droit de déconner. Je ne voulais pas assumer
le rôle de porte-drapeau des filles des quartiers. Mais
je le suis devenue malgré moi, car peu de gens de mon origine
ethnique et sociale sont visibles, dans les médias notamment.
Alors quand quelqu'un s'exprime, il le fait au nom de tous, forcément...
"
" J'ai la conviction que le changement passera par les femmes
[
]Elles ont les épaules solides et en même
temps elles sont fragiles comme une brindille qui tombe sur un
simple coup de vent "
" Ce sera une révolte intelligente, sans aucune violence,
où on se soulèvera pour être reconnus, tous.
Y a pas que le rap ou le foot, dans la vie. Comme Rimbaud, on
portera en nous "le sanglot des Infâmes, la clameur
des Maudits". "
(Le Web de
l'Humanité)
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-03-08/2006-03-08-825673
propos recueilli par Mina Kaci